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J'ai pas envie de choisir de titre

Le 8 juin 2016, 15:25 dans Humeurs 0

Ces airs, je les ai choisis,

Doucement muris, au creu de mes mains, au coeur de mon coeur,

Parce que je les aimaient, parce qu'ils m'étaient chers,

Je voulais lui dire aurevoir,

Assez maladroitement je voulais laisser son empreinte,

Sur les visages de chacun d'eux elle s'est peinte,

Je voulais voir les larmes couler alors que les miennes restaient absentes,

Tout au long de sa descente j'ai vu couler mon sang,

Et je sais que je ne pourrais écouter cette musique autrement qu'en y repensant, 

En repensant à ce moment hors du temps,

J'ai envie de me souvenir, de me rappeler, même si c'est dur je donnerais tant pour ne rien oublier,

Alors j'ai choisi ces airs, ces airs que j'aime tant parce que j'ai la mémoire sonore,

Et qui jamais ne s'endort,

Sans un brin de chanson.

Aujourd'hui je me souviens, parce qu'hier nous étions déjà loin, et aujourd'hui nous ne sommes plus depuis bientôt un an. Je me souviens de cet anniversaire où elle n'était pas venue. Je me souviens de cette absence qui fusait de toute part, de ce mal chronique que je m'étais choisie de porter ce mois de juin dernier.

De toutes horizons

Le 6 mai 2016, 21:43 dans Humeurs 11

 

Portraits d'enfants du monde (75 portraits):

J'ai envie d'un monde ouvert, beau et libre. C'est peut-être utopique, ça peut paraître irréalisable pour certains mais je trouve dommage de se fermer au monde, aux cultures, aux coûtumes, aux religions de chacun et de blamer ceux qui sont différents pour la simple gratuité. C'est à mon sens une grande fermeture d'esprit.

Se cacher derrière un humour lourdingue pour faire étalage de ses opinions politiques, de ses pensées tranchées et de ses mots qui font du mal, je n'en vois pas l'intêret. Je n'y vois pas d'intelligence, de respect, d'ouverture. Je ne vois que du noir dans ce type d'attitude.

Au vu de tous les événements qui se produisent de nos jours, les gens ne se cachent plus pour dire ce qu'ils pensaient tout bas. Ca en devient d'une normalité tout bonnement insupportable. Je suis irritée face à tant de blagues, de phrases discriminantes et surtout devant tant de RACISME. Appelons un "chat" un "chat" pour une fois. Oui vous êtes racistes quand vous faites des remarques à longueur de journée, oui vous êtes lourds et oui vous êtes bornés parce que vous n'avez alors pas la vision suffisamment large pour vous aperçevoir qu'il y a autre chose. Qu'il y a une autre vision du monde. Plus saine. Moins catégorique. Plus ouverte. Rien n'est jamais tout noir ou tout blanc.

C'est à croire que les gens sont fait pour se battrent, naissent pour le conflit et meurent sans se rendre compte que leur combat était vain.

Pourquoi? Pourquoi perdre son temps à détester l'image que l'on se fait d'un monde que l'on ne connaît pas vraiment mais que l'on ne fait que s'imaginer de loin? Pourquoi étaler sa haine aux yeux de tous comme si c'était un trophée? D'un côté comme de l'autre. Et de tous les horizons, les gens ont des aprioris et ne s'en cachent pas. Je ne blâme pas les uns plus que les autres, je ne blâme personne, je ne me place ni au dessus ni en dessous, j'essaye simplement d'analyser la situation en me positionnant d'un point de vue extérieur. Je pense, de la plus sincère des façons qu'il serait tellement plus opportun d'ouvrir enfin les yeux et de voir que bien au dela d'une simple couleur de peau ou d'une religion, nous sommes tous différents. Non, non, pas un de pareil. Même si certains s'évertuent à ressembler scrupuleusement à leurs voisins. Personne n'est identique.

Qu'en pensez-vous?

 

Ju

Les gens sont des passoires, je suis un entonnoir

Le 2 avril 2016, 23:45 dans Humeurs 2

I dream, and as I dream I see you. you're walking away from me, towards some unknown light. I call out to you but you don't turn. then I realize that if you reach the light, you'll be gone, out of my reach. and I don't know what to do about that. don't walk to the light:

Je respire un grand coup et plus rien ne sonne vraiment pareil. Je prends conscience du monde et tout me semble d'une infini insignifiance. Parce que vous savez quoi? Nous sommes mortels.

Les morts dans tant de pays, le poids de toutes les guerres, les actes déplacés, les viols, la violence, le terrorisme, tout ce mal qui influe et déboule de toutes parts, à moindre échelle, à chaque seconde de chaque minute de chaque heure. Voilà les âmes délavés de tout un flot d'innocents, et d'engagés, qui transcendent les âges et les temps. C'est l'horreur sans nom qui se perpetue et n'en fini jamais vraiment.

Je respire profondément et je vois au-delà du décor, au-delà de la gravité de chaque chose, car nous ne sommes pas grand chose. Rien. Rien que de petits être insignifiants qu'on aura tôt fait d'oublier une fois la fin venue.

Nous n'avons pour nous que notre bonne conscience. Chacun utilise son temps comme il l'entend. Je respire un grand coup et je remets les choses à leurs places. Je tâche de cette façon de me persuader qu'aucun de mes tracas du quotidien n'importe vraiment, que tout n'est qu'éphèmere et ne dure modestement que le temps d'une vie.

Et pourtant, j'ai toujours le poids de tout ce qui ne fonctionne pas, de tout ce qui se détraque en moi. Une chose se remet en place quand une autre se barre en courant, et mon coeur s'alourdit sous le poids. Je respire un grand coup, j'essaye de voir plus grand qu'à ma simple et très réduite échelle. Ca ne fonctionne qu'une brève seconde, seconde où j'aperçois tout cela, tout l'envers du décors qui me dérive dans le bâteau des horreurs et du mystère. Ca me dérive de mes relations amicales qui prennent soigneusement l'eau tandis que je rame pour les faire flotter à la surface, de ma vie qui chavire un peu plus à chaque mauvaises nouvelles qui arrivent les unes après les autres. Ca m'éloigne de tous cet amour que je m'épuise à donner sans compter et qui me prends aux tripes quand il m'en reste tout juste assez pour garder mon propre équilibre.

J'ai l'impression que les gens sont des passoires et que je suis un entonnoir sans fin.

 

 

 

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