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De toutes horizons

Le 6 mai 2016, 21:43 dans Humeurs 11

 

Portraits d'enfants du monde (75 portraits):

J'ai envie d'un monde ouvert, beau et libre. C'est peut-être utopique, ça peut paraître irréalisable pour certains mais je trouve dommage de se fermer au monde, aux cultures, aux coûtumes, aux religions de chacun et de blamer ceux qui sont différents pour la simple gratuité. C'est à mon sens une grande fermeture d'esprit.

Se cacher derrière un humour lourdingue pour faire étalage de ses opinions politiques, de ses pensées tranchées et de ses mots qui font du mal, je n'en vois pas l'intêret. Je n'y vois pas d'intelligence, de respect, d'ouverture. Je ne vois que du noir dans ce type d'attitude.

Au vu de tous les événements qui se produisent de nos jours, les gens ne se cachent plus pour dire ce qu'ils pensaient tout bas. Ca en devient d'une normalité tout bonnement insupportable. Je suis irritée face à tant de blagues, de phrases discriminantes et surtout devant tant de RACISME. Appelons un "chat" un "chat" pour une fois. Oui vous êtes racistes quand vous faites des remarques à longueur de journée, oui vous êtes lourds et oui vous êtes bornés parce que vous n'avez alors pas la vision suffisamment large pour vous aperçevoir qu'il y a autre chose. Qu'il y a une autre vision du monde. Plus saine. Moins catégorique. Plus ouverte. Rien n'est jamais tout noir ou tout blanc.

C'est à croire que les gens sont fait pour se battrent, naissent pour le conflit et meurent sans se rendre compte que leur combat était vain.

Pourquoi? Pourquoi perdre son temps à détester l'image que l'on se fait d'un monde que l'on ne connaît pas vraiment mais que l'on ne fait que s'imaginer de loin? Pourquoi étaler sa haine aux yeux de tous comme si c'était un trophée? D'un côté comme de l'autre. Et de tous les horizons, les gens ont des aprioris et ne s'en cachent pas. Je ne blâme pas les uns plus que les autres, je ne blâme personne, je ne me place ni au dessus ni en dessous, j'essaye simplement d'analyser la situation en me positionnant d'un point de vue extérieur. Je pense, de la plus sincère des façons qu'il serait tellement plus opportun d'ouvrir enfin les yeux et de voir que bien au dela d'une simple couleur de peau ou d'une religion, nous sommes tous différents. Non, non, pas un de pareil. Même si certains s'évertuent à ressembler scrupuleusement à leurs voisins. Personne n'est identique.

Qu'en pensez-vous?

 

Ju

Les gens sont des passoires, je suis un entonnoir

Le 2 avril 2016, 23:45 dans Humeurs 2

I dream, and as I dream I see you. you're walking away from me, towards some unknown light. I call out to you but you don't turn. then I realize that if you reach the light, you'll be gone, out of my reach. and I don't know what to do about that. don't walk to the light:

Je respire un grand coup et plus rien ne sonne vraiment pareil. Je prends conscience du monde et tout me semble d'une infini insignifiance. Parce que vous savez quoi? Nous sommes mortels.

Les morts dans tant de pays, le poids de toutes les guerres, les actes déplacés, les viols, la violence, le terrorisme, tout ce mal qui influe et déboule de toutes parts, à moindre échelle, à chaque seconde de chaque minute de chaque heure. Voilà les âmes délavés de tout un flot d'innocents, et d'engagés, qui transcendent les âges et les temps. C'est l'horreur sans nom qui se perpetue et n'en fini jamais vraiment.

Je respire profondément et je vois au-delà du décor, au-delà de la gravité de chaque chose, car nous ne sommes pas grand chose. Rien. Rien que de petits être insignifiants qu'on aura tôt fait d'oublier une fois la fin venue.

Nous n'avons pour nous que notre bonne conscience. Chacun utilise son temps comme il l'entend. Je respire un grand coup et je remets les choses à leurs places. Je tâche de cette façon de me persuader qu'aucun de mes tracas du quotidien n'importe vraiment, que tout n'est qu'éphèmere et ne dure modestement que le temps d'une vie.

Et pourtant, j'ai toujours le poids de tout ce qui ne fonctionne pas, de tout ce qui se détraque en moi. Une chose se remet en place quand une autre se barre en courant, et mon coeur s'alourdit sous le poids. Je respire un grand coup, j'essaye de voir plus grand qu'à ma simple et très réduite échelle. Ca ne fonctionne qu'une brève seconde, seconde où j'aperçois tout cela, tout l'envers du décors qui me dérive dans le bâteau des horreurs et du mystère. Ca me dérive de mes relations amicales qui prennent soigneusement l'eau tandis que je rame pour les faire flotter à la surface, de ma vie qui chavire un peu plus à chaque mauvaises nouvelles qui arrivent les unes après les autres. Ca m'éloigne de tous cet amour que je m'épuise à donner sans compter et qui me prends aux tripes quand il m'en reste tout juste assez pour garder mon propre équilibre.

J'ai l'impression que les gens sont des passoires et que je suis un entonnoir sans fin.

 

 

 

Emportée

Le 20 mars 2016, 23:05 dans Humeurs 2

 

3D street art. #ravenectar #streetart #art #graffiti:

Il est difficile d'accepter que l'on a été trop loin, que l'on a agit sous le coup d'une impulsion qui nous colle de façon quasi permanente aux fesses. Elle est d'abord là de temps en temps et puis de plus en plus souvent. Chaque jour un peu plus jusqu'à l'extrême saturation. Jusqu'à en oublier qui on est d'autre, toutes ces autres facettes de notre personnalité qui pourraient briller au soleil mais qui pourrissent dans l'ombre.

Il est difficile de se rendre compte qu'on s'est laissé emporté, petit à petit dans un flot que nous n'étions plus en mesure de contrôler. Qu'on en a oublié l'essentiel, qu'on s'est laissé ensevelir dans les tracas du quotidien et qu'on en est devenu ridicule. Complètement. Je me demande ce que je suis devenue, une fille fragile qui passe son temps à regarder dans l'ombre quand elle pourrait sourire et qui ne sait vraiment pas comment inverser la tendance?

Quand on arrive à saturation de soi-même, il est difficile de gérer avec tout ce qui importe dans sa vie. Difficile de rester humble et neutre quand on ne sait plus qui on est. Difficile de ne pas causer des dommages collatéraux. Et de ne pas savoir quels sont les tracas légitimes pour lesquels nous avons raison de nous inquiéter, et les autres. 

J'ai toujours eu une part d'ombre, c'est un fait, un pied en l'air et l'autre cloué au sol. Même lorsque je n'étais qu'une petite fille j'étais déjà très changeante, à la fois d'humeur et de caractère. En grandissant, j'aimerais que ce soit tout le reste qui prenne le dessus, tout ce qui me rend meilleure, tout ce pourquoi mes parents sont fiers de moi, tout ce pourquoi je suis entourée de gens qui m'aiment et que je n'aimerais pas perdre. Même si cela ne tiens évidemment pas que de moi et que tout n'est pas de ma faute non plus. Je porte déjà tellement sur mes épaules et j'ai si peur de mal faire que bien souvent je fais mal, mais c'est parfois mieux que de ne rien faire du tout.

Mais vous savez quoi? J'ai de l'espoir, c'est mon mot fétiche, celui qui a réussi à me faire écrire un livre jusqu'au bout, celui pour lequel je me lève chaque matin et j'avance (en me posant quand même trop de questions). Celui grâce auquel j'ai vaincu ma phobie de l'eau, de la maladie et de la mort, celui pour lequel je me remets en question et je ne reste pas figée dans le faux.

Et vous, c'est quoi votre leitmotiv dans la vie?

 

Ju.

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