Ces airs, je les ai choisis,

Doucement muris, au creu de mes mains, au coeur de mon coeur,

Parce que je les aimaient, parce qu'ils m'étaient chers,

Je voulais lui dire aurevoir,

Assez maladroitement je voulais laisser son empreinte,

Sur les visages de chacun d'eux elle s'est peinte,

Je voulais voir les larmes couler alors que les miennes restaient absentes,

Tout au long de sa descente j'ai vu couler mon sang,

Et je sais que je ne pourrais écouter cette musique autrement qu'en y repensant, 

En repensant à ce moment hors du temps,

J'ai envie de me souvenir, de me rappeler, même si c'est dur je donnerais tant pour ne rien oublier,

Alors j'ai choisi ces airs, ces airs que j'aime tant parce que j'ai la mémoire sonore,

Et qui jamais ne s'endort,

Sans un brin de chanson.

Aujourd'hui je me souviens, parce qu'hier nous étions déjà loin, et aujourd'hui nous ne sommes plus depuis bientôt un an. Je me souviens de cet anniversaire où elle n'était pas venue. Je me souviens de cette absence qui fusait de toute part, de ce mal chronique que je m'étais choisie de porter ce mois de juin dernier.