I dream, and as I dream I see you. you're walking away from me, towards some unknown light. I call out to you but you don't turn. then I realize that if you reach the light, you'll be gone, out of my reach. and I don't know what to do about that. don't walk to the light:

Je respire un grand coup et plus rien ne sonne vraiment pareil. Je prends conscience du monde et tout me semble d'une infini insignifiance. Parce que vous savez quoi? Nous sommes mortels.

Les morts dans tant de pays, le poids de toutes les guerres, les actes déplacés, les viols, la violence, le terrorisme, tout ce mal qui influe et déboule de toutes parts, à moindre échelle, à chaque seconde de chaque minute de chaque heure. Voilà les âmes délavés de tout un flot d'innocents, et d'engagés, qui transcendent les âges et les temps. C'est l'horreur sans nom qui se perpetue et n'en fini jamais vraiment.

Je respire profondément et je vois au-delà du décor, au-delà de la gravité de chaque chose, car nous ne sommes pas grand chose. Rien. Rien que de petits être insignifiants qu'on aura tôt fait d'oublier une fois la fin venue.

Nous n'avons pour nous que notre bonne conscience. Chacun utilise son temps comme il l'entend. Je respire un grand coup et je remets les choses à leurs places. Je tâche de cette façon de me persuader qu'aucun de mes tracas du quotidien n'importe vraiment, que tout n'est qu'éphèmere et ne dure modestement que le temps d'une vie.

Et pourtant, j'ai toujours le poids de tout ce qui ne fonctionne pas, de tout ce qui se détraque en moi. Une chose se remet en place quand une autre se barre en courant, et mon coeur s'alourdit sous le poids. Je respire un grand coup, j'essaye de voir plus grand qu'à ma simple et très réduite échelle. Ca ne fonctionne qu'une brève seconde, seconde où j'aperçois tout cela, tout l'envers du décors qui me dérive dans le bâteau des horreurs et du mystère. Ca me dérive de mes relations amicales qui prennent soigneusement l'eau tandis que je rame pour les faire flotter à la surface, de ma vie qui chavire un peu plus à chaque mauvaises nouvelles qui arrivent les unes après les autres. Ca m'éloigne de tous cet amour que je m'épuise à donner sans compter et qui me prends aux tripes quand il m'en reste tout juste assez pour garder mon propre équilibre.

J'ai l'impression que les gens sont des passoires et que je suis un entonnoir sans fin.